"Il est acquis que le site que j'ai développé dans "Île de Ré, Île dorée" est une immense rétrospective d'images sur l'Île de Ré.
Je produis à chaque séjour des milliers de photographies que je tiens à votre disposition, toutefois je vous demande pour l'actualité de l'été de vous en remettre essentiellement au Phare de Ré, et à vos liens sur le journal des propriétaires et des amis de l'Île de Ré pour la politique de protection de l'environnement.
Nous avons la tristesse d'apprendre le disparition de Pierre Cazalis de Maureilhan, qui fut le fondateur des amis de l'île de ré, mécène de tant d'artistes, et un merveilleux ami durant 40 ans.
Tout ses amis, lui rendront hommage au temple prostestant de st Martin de Ré, ce mercredi 1er Février au matin.
Catherine Rotulo dans son studio de création
avec Cyrielle Clair
Leçons de vie
Une femme aux semelles de vent
Catherine Rotulo vient au monde en 1948, dans une famille aisée et cultivée d’origine italienne. Ses parents acquièrent à Saint-Martin l’année précédant sa naissance, une petite maison au sol de terre battue qui bien des années plus tard deviendra son refuge. Elle se souvient de cette époque bénie où la plage et la mer lui appartenaient sans personne à l’horizon ...
C’est avec une infinie tristesse que nous avons appris cet été le décès de David Servan Shreiber.
David Servan-Schreiber s'est éteint le 24 juillet 2011 à Fècamp (Seine-maritime), luttant contre une grave rechute d’un cancer au cerveau, le célèbre neuropsychiatre avait publié plusieurs ouvrages, dont les plus connus « Guérir » et « Anticancer » ont rendu célèbre sa méthode permettant d’augmenter le potentiel naturel d’autodéfense et de renforcer et d’accompagner les traitements traditionnels (lutte du stress, nutrition, méditation, sport….)
Toutes nos pensées vont à sa famille, et en particulier à Madeleine Chapsal et à son frère Edouard Servan-Schreiber. !
Ré, son petit jardin secret
Rendue célèbre par ses clichés de Françoise Hardy,
la photographe
Catherine Rotulo est une inconditionnelle de l'île.
Découverte d'une femme au parcours hors du commun.
QUAND ON est une femme de l'image comme Catherine Rotulo, et de surcroît hyperactive, on ne peut qu'aimer l'île de ré. Depuis toujours, c'est ici que la photographe parisienne trouve la quiétude, entre bains de mer et ballades, l'oeil toujours aux aguets du meilleur cadrage. Une île qu'elle découvre seulement quinze jours après sa naissance, alors que ses parents viennent d'acquérir une petite maison à Saint-Martin. "Mes p arents ont parcouru la France pour trouver une maison de vacances. Ici, tous les éléments étaient réunis, car mon père aimait la navigation et ma mère la plage. Il y avait aussi un climat tel qu'on l'idéalise quand on a des enfants, beaucoup plus vivifiant que sur la Côte-d'Azur". Comment oublier ces moments de "Bonheur parfait", passés près de la magnifique cabine de plage à Gros-Jonc ou plus tard sur le voilier Béluga, qui dresse encore aujourd'hui sa fière allure dans le port de Saint-Martin? Dans ces années d'après-guerre, l'Île de Ré est un lieu de villégiature très familiale, peu à la mode quoique déjà BCBG. "C'était déjà très catho-Neuilly-Versailles, mais sans le coté ostentatoire un peu désagréable d'aujourd'hui. On arrivait le 2 juillet et on repartait le 30 août. On ne faisait pas les allers-retours sur un week-end, tout ça est arrivé par la suite". Très liée au leader écologiste Brice Lalonde, Catherine Rotulo s'opposera dans les années 80 à l'arrivée du pont, "pour préserver mon petit jardin secret". Un peu à l'image de ses clichés rétais, dépourvus de personnages et reflets d'une vision idéalisée, qu'elle expose à Paris dans les années 60, sur le thème "Mon Île de Ré sereine". "Je choisissais des heures ou il n'y avait personne. Pendant 25 ans, j'ai photographié mon Île de Ré à moi".
Souvenirs "Tempête Xynthia"
Ses causes, ses dégâts, ses conséquences
"Membre des Amis de l'Ile de Ré depuis toujours, je ne peux que me rallier aux propos de Pierre Bot en ce qui concerne la terrible tempête Xynthia , ces causes, ces dégats, ces conséquences .
Président actuel des Amis de l'Ile de Ré.
Je remercie la brillante pianiste Elisabeth Herbin pour m'avoir dignement représentée et Patrick Gilbert pour ses informations."
Catherine Rotulo
Un Courageux Combat
Indépendamment de sa carrière de photographe Catherine Rotulo est connue depuis plusieurs années, pour sa lutte contre le cancer.
Elle a le bonheur de vivre un été 2011, une exceptionnelle rémission.
Je m¹étais fixé cet été un véritable challenge, à l¹hôtel de la Jetée à Saint-Martin de Ré. A savoir réaliser, trois conférences sur trois thèmes différents, le 16 juillet, le 6 août et le 20 août. Trois expressions sur une longue carrière suivies d¹une synthèse sur l¹Art en général, les technologies de conservation, la duplication excessive, la photographie numérique, sa valeur et sa fragilité ; les difficultés de l¹archivage. J¹ai tenté d¹expliquer hier soir en quelques mots les difficultés qui se présentent à l¹artiste et à tous les responsables et amateurs d¹Art. J¹ai été particulièrement touchée que Monsieur Joël Thillier, responsable du patrimoine et de la culture, soit là. Ainsi que Yann Werdefroy, rédacteur en chef du Phare de Ré et Jean Jaques Vergnaud écrivain et peintre.
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Le 16 Juillet ,j¹avais présenté mon livre « Françoise Hardy, ses plus belles années » ainsi que mon film « Histoire d¹une vie » réalisé par Clément Magnin..
Le 6 août, le site et non point le blog réalisé par mes soins avec une actualité permanente à venir (http://iledere-iledoree.com) étaient présents ce soir là, Patrice Déchelette maire de Saint Martin de Ré, Lionel Quillet président de la communauté des communes, Patrice Raffarin maire de Rivedoux. Les écrivains Daniel Bernard et William Lochner, Catherine Salez et Richard Adaridi responsables de soleil de Ré 104.1 auxquels je suis associée depuis le début.
Enfin, agréable récompense, la remise du fanion de la solidarité et de l¹ amitié du Lion¹s par Guy Faussier, président actuel de Lion¹s Club de Saint Martin de Ré. A la fois en hommage pour les 40 ans de lionisme dévoué de mon père Jean Rotulo qui avait crée le lion¹s club de Versailles doyen (et le yatch club de Saint Martin de Ré), qui devint Melvin¹s Jones fellow, haute distinction dans le lionisme.et pour moi, en tant que membre actif du Lion¹s Club « Paris Quai d¹Orsay », vice-présidente 2007-2008. Je n¹oublie pas Elizabeth Herbin pianiste de talent, Chantal Crestant et Anick Balaresque aquarellistes reconnues. Ma famille ainsi que Daniele et Henry Lebègue et la nouvelle génération montante des graphistes, mes compagnons de route, Messieurs Pierre Bordin et Arthur Vautier.
Jean-Pierre Corset, un artiste au génie hautement sensible
J’ai revu Jean-Pierre Corset le 28 juillet, un architecte diplômé des Beaux-Arts qui génère depuis une dizaine d’années une œuvre incroyable.
Je connais Jean-Pierre Corset depuis une trentaine d’années, il était prioritairement architecte. Je me suis rendue en sa maison à la Flotte-en-Ré où durant de nombreuses heures il m’a décliné et expliqué la motivation de l’ensemble de ses œuvres créées à partir de matériaux les plus hétéroclites. Il découpe, avec finesse, des canettes, il enveloppe, avec des fils de fer, des objets plein de symboles. Tout ce travail est lié à un imaginaire génial et à une sensibilité que seuls des gens parfaitement initiés peuvent pénétrer. Je suis restée stupéfaite par l’ampleur de son travail destiné aux plus grands musées du monde dans la section “invention moderne”. L’émotion que procure l’ensemble de ses créations est d’une dimension intemporelle. À mon sens, peu de gens peuvent accéder à un tel niveau de sensibilité parfaitement exacerbé.
Jean-Pierre Corset, depuis une dizaine d’années, a produit une œuvre exceptionnelle à laquelle d’ores et déjà le Conseil Général de Charentes-Maritimes a rendu hommage.
Inspiré par l’art africain, l’art océanien, il est hors du temps. C’est dans l’osmose que nous nous sommes revus ainsi que sa compagne artiste-peintre Geneviève Baudoin qui est mêlée à ses œuvres, par ailleurs pleines d'humour.
L’œuvre de Jean-Pierre Corset est à voir et à comprendre indubitablement, sur rendez-vous.
Catherine Rotulo, photographe, est fidèle à Saint-Martin depuis plus de cinquante ans : « L’île de Ré, c’était l’aventure méritée, une île symbolique. Depuis le pont, il n’y a plus cette attente, ce désir d’atteindre une île. Le bac, c’était poétique, même si les odeurs de fioul donnaient mal au cœur. J’ai fait une exposition avec Brice Lalonde qui militait contre le pont en 1985, avec des photos que j’avais faites entre 1970 et 1985, pour expliquer que l’île de Ré est un trésor. Mais la cause était perdue. Je me suis acclimatée à la nouvelle vie, je pense que le pont a été une réussite esthétique. Les maires doivent continuer à jouer leur rôle en protégeant les sites. Je suis convaincue que la génération qui va nous suivre devra être extrêmement vigilante. »
Interview réalisée par Yann Werdefroy, rédacteur en chef.
Extrait de « Le Pont a 20 ans »,
édité par le Phare de Ré, Hors-série, parution Juin 2008