Xynthia Tempête sur l’ile de Ré du 27 et du 28 févvier 2010
"Membre des Amis de l'Ile de Ré depuis toujours, je ne peux que me rallier aux propos de Pierre Bot en ce qui concerne la terrible tempête Xynthia , ces causes, ces dégats, ces conséquences .
Président actuel des Amis de l'Ile de Ré.
Je remercie la brillante pianiste Elisabeth Herbin pour m'avoir dignement représentée et Patrick Gilbert pour ses informations."
Je m¹étais fixé cet été un véritable challenge, à l¹hôtel de la Jetée à Saint-Martin de Ré. A savoir réaliser, trois conférences sur trois thèmes différents, le 16 juillet, le 6 août et le 20 août. Trois expressions sur une longue carrière suivies d¹une synthèse sur l¹Art en général, les technologies de conservation, la duplication excessive, la photographie numérique, sa valeur et sa fragilité ; les difficultés de l¹archivage. J¹ai tenté d¹expliquer hier soir en quelques mots les difficultés qui se présentent à l¹artiste et à tous les responsables et amateurs d¹Art. J¹ai été particulièrement touchée que Monsieur Joël Thillier, responsable du patrimoine et de la culture, soit là. Ainsi que Yann Werdefroy, rédacteur en chef du Phare de Ré et Jean Jaques Vergnaud écrivain et peintre.
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Le 16 Juillet ,j¹avais présenté mon livre « Françoise Hardy, ses plus belles années » ainsi que mon film « Histoire d¹une vie » réalisé par Clément Magnin..
Le 6 août, le site et non point le blog réalisé par mes soins avec une actualité permanente à venir (http://iledere-iledoree.com) étaient présents ce soir là, Patrice Déchelette maire de Saint Martin de Ré, Lionel Quillet président de la communauté des communes, Patrice Raffarin maire de Rivedoux. Les écrivains Daniel Bernard et William Lochner, Catherine Salez et Richard Adaridi responsables de soleil de Ré 104.1 auxquels je suis associée depuis le début.
Enfin, agréable récompense, la remise du fanion de la solidarité et de l¹ amitié du Lion¹s par Guy Faussier, président actuel de Lion¹s Club de Saint Martin de Ré. A la fois en hommage pour les 40 ans de lionisme dévoué de mon père Jean Rotulo qui avait crée le lion¹s club de Versailles doyen (et le yatch club de Saint Martin de Ré), qui devint Melvin¹s Jones fellow, haute distinction dans le lionisme.et pour moi, en tant que membre actif du Lion¹s Club « Paris Quai d¹Orsay », vice-présidente 2007-2008. Je n¹oublie pas Elizabeth Herbin pianiste de talent, Chantal Crestant et Anick Balaresque aquarellistes reconnues. Ma famille ainsi que Daniele et Henry Lebègue et la nouvelle génération montante des graphistes, mes compagnons de route, Messieurs Pierre Bordin et Arthur Vautier.
Jean-Pierre Corset, un artiste au génie hautement sensible
J’ai revu Jean-Pierre Corset le 28 juillet, un architecte diplômé des Beaux-Arts qui génère depuis une dizaine d’années une œuvre incroyable.
Je connais Jean-Pierre Corset depuis une trentaine d’années, il était prioritairement architecte. Je me suis rendue en sa maison à la Flotte-en-Ré où durant de nombreuses heures il m’a décliné et expliqué la motivation de l’ensemble de ses œuvres créées à partir de matériaux les plus hétéroclites. Il découpe, avec finesse, des canettes, il enveloppe, avec des fils de fer, des objets plein de symboles. Tout ce travail est lié à un imaginaire génial et à une sensibilité que seuls des gens parfaitement initiés peuvent pénétrer. Je suis restée stupéfaite par l’ampleur de son travail destiné aux plus grands musées du monde dans la section “invention moderne”. L’émotion que procure l’ensemble de ses créations est d’une dimension intemporelle. À mon sens, peu de gens peuvent accéder à un tel niveau de sensibilité parfaitement exacerbé.
Jean-Pierre Corset, depuis une dizaine d’années, a produit une œuvre exceptionnelle à laquelle d’ores et déjà le Conseil Général de Charentes-Maritimes a rendu hommage.
Inspiré par l’art africain, l’art océanien, il est hors du temps. C’est dans l’osmose que nous nous sommes revus ainsi que sa compagne artiste-peintre Geneviève Baudoin qui est mêlée à ses œuvres, par ailleurs pleines d'humour.
L’œuvre de Jean-Pierre Corset est à voir et à comprendre indubitablement, sur rendez-vous.
"J¹ai eu le plaisir d¹assister le 22 juillet à la conférence de Monsieur David Servan-Schreiber aux Portes-en-Ré à la salle polyvalente près de l¹Office du Tourisme.
La salle était comble, non seulement de ses amis des Portes, mais aussi de gens souffrant de différentes pathologies et en demande d¹information. L¹axe choisi par David Servan-Schreiber a été principalement orienté sur les problèmes de nutrition et les connaissances qu¹il a acquises au travers d¹études internationales sur des panels larges d¹hommes ou de femmes victimes de cancers. Comme nous le savons, David Servan-Schreiber s¹est tourné vers la recherche fondamentale en neurosciences cognitives. Il est ensuite revenu à la pratique clinique tout en poursuivant ses travaux sur la neurobiologie des émotions. Il a contribué à fonder, puis à diriger le centre de médecine complémentaire de l¹université de Pittsburgh.
Hier, David, par sa capacité d¹émotion et sa connaissance certaine, nous a convaincus. Il est de notre devoir de l¹écouter et de le lire. Il a publié, avec succès, « Guérir » aux Editions Robert Laffont qui a battu le record de 600 000 exemplaires. Cette année, son ouvrage « Anticancer » sous-titré « Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles », suivi d¹un document « Réflexe anticancer au quotidien », est quelque chose de très convaincant. Il a également parlé de certaines interactions médicamenteuses, des très mauvais sucres, des classiques de la nourriture française (steaks frites, huiles réchauffées grâce à des additifs leur permettant de ne pas apporter de mauvais goût mais ne les empêchant pas d¹être extrêmement toxiques). Il a exprimé, au travers d¹études probantes, la capacité de prolongation de vie de 12 à 15 ans lorsque l¹on respectait un mode et une hygiène de vie minimal. Les questions ne concernaient pas simplement le cancer mais les problèmes plus généraux de type cardio-vasculaire.
Hier, David Servan-Schreiber, très à l¹aise dans son milieu familial aux Portes, auprès de notre amie écrivain Madeleine Chapsal et de nombreuses personnes très inquiètes de l¹avenir de leurs enfants et petits-enfants, s¹est comporté comme un ami, un conseil.
Il a également exprimé ce dont on est certain aujourd¹hui : des risques que l¹on encourre à l¹utilisation intensive des téléphones portables (mobiles et téléphones de maison), il a longuement parlé des pesticides, de la toxicité intense des produits utilisés pour faire du pressing à sec , des déodorants corporels, des parfums qui contiennent maintenant des éléments cancérigènes. Il a évoqué ce que l¹on savait déjà, que tous les produits de lessive, hors produits verts et produits bio, sont aussi cancérigènes.
Nous sommes repartis avec le choix de faire ou de ne pas faire, d¹éliminer de notre style de vie ce qui ne convient pas, avec la liberté que l¹on conserve. David a ajouté « trop de chocolat ce n¹est pas bon, trop d¹alcool, mais on le savait déjà, en dehors de 2 verres de vin par jour, est déconseillé. Nous sommes libres de nous détruire ou pas ».
Catherine ROTULO
en souvenir de l'édition de son livre
"Françoise HARDY ses plus belle années", retrouve avec émotion Thomas DUTRONC au FRANCOFOLIES de la Rochelle
où à l'occasion de la vente du 200 000eme exemplaires
de son CD reçoit un disque de platine
Catherine Rotulo, photographe, est fidèle à Saint-Martin depuis plus de cinquante ans : « L’île de Ré, c’était l’aventure méritée, une île symbolique. Depuis le pont, il n’y a plus cette attente, ce désir d’atteindre une île. Le bac, c’était poétique, même si les odeurs de fioul donnaient mal au cœur. J’ai fait une exposition avec Brice Lalonde qui militait contre le pont en 1985, avec des photos que j’avais faites entre 1970 et 1985, pour expliquer que l’île de Ré est un trésor. Mais la cause était perdue. Je me suis acclimatée à la nouvelle vie, je pense que le pont a été une réussite esthétique. Les maires doivent continuer à jouer leur rôle en protégeant les sites. Je suis convaincue que la génération qui va nous suivre devra être extrêmement vigilante. »
Interview réalisée par Yann Werdefroy, rédacteur en chef.
Extrait de « Le Pont a 20 ans »,
édité par le Phare de Ré, Hors-série, parution Juin 2008